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Cuisine centrale de Saint-Amand-les-Eaux
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Ils la redoutaient leur nouvelle cuisine centrale. Pourtant, quelques
mois après son inauguration, ils y évoluent comme des poissons
dans l'eau ! Reportage au cur de la cuisine centrale de Saint-Amand-les-Eaux,
dans le Nord.

© CC - MAGALI BACILIERI
Conçue pour 1 500 repas - alors que l'ancienne s'essoufflait à
700 - la cuisine centrale flambant neuve a pris place sur un ancien hangar
à Saint-Amand-les-Eaux. Au total, les 500 m2 ont été
réhabilités en un temps record de 7 mois et demi ! Dès
le début, les agents ont été impliqués dans
le projet. Pas étonnant donc qu'ils n'aient pas perdu une miette
de leur soif de challenge. Le dernier en date ? La fête d'inauguration
de leur cuisine justement, pour laquelle ils ont préparé
un cocktail dînatoire digne de ce nom ! " 300 personnes sont
venues. Nous leur avions préparé des petites cuillères
japonaises, des canapés variés, des mini-pizzas et des quiches
" maison ", des tartelettes aux fraises
", énumère
fièrement Sylvie.
© CC - MAGALI BACILIERI
Une "adaptation continue"
Arrivé il y a 2 ans, le responsable restauration, Patrick Vincent
dédie à son équipe - 10 agents - une reconnaissance
sans borne. " Ils sont phénoménaux ! " confie-til,
satisfait de voir que tous, sans exception, ont apprivoisé le nouvel
outil de travail. Car, quelques mois en arrière, les interrogations
allaient bon train
Saurais-je m'adapter ? Vais-je trouver mes repères
? Suis-je capable de travailler sur des machines modernes ? Pour une prise
de possession des lieux en douceur, une semaine test en conditions réelles
a été organisée pendant l'été. Il s'agissait
de préparer 350 repas pour le centre aéré. Aujourd'hui,
dans la logique de cette " adaptation continue ", chaque agent
est affilié à une zone bien définie (chaud, froid
).
Lorsque chacun sera à l'aise sur son poste, les rotations pourront
alors démarrer. D'ores et déjà, l'entraide fait partie
de la règle du jeu. Christelle, fraîchement arrivée,
en témoigne : " Je demande conseil à mes coéquipiers
régulièrement. Et Patrick est toujours disponible quand
on a besoin de lui ". Effectivement, si ce responsable restauration
avait une devise ce serait: "montrer vaut mieux qu'expliquer ".
Ou " pas de blabla mais du concret ". Il a ainsi encouragé
les " sms de secours " - exemple " chef, on a besoin de
toi ! " - que les agents lui envoient lorsqu'il se trouve à
l'extérieur.
Dans la logique "Epode"
Patrick concocte les menus avec Christian, le chef de production. Le choix
des produits autant que la préparation des 800 repas s'inscrivent
dans la logique " Epode " (" Ensemble, Prévenons
l'Obésité Des Enfants ") -, la commune y a adhéré
au printemps 2008. " On utilise des huiles plus adaptées,
des viandes plus maigres. On réduit les adjonctions de lipides,
de sel
on dégraisse certaines préparations ",
explique Patrick. " Il y a aussi une sensibilisation au niveau des
pesées ", ajoute Catherine Hayez chef du projet. Des bons
gestes avec lesquels tous se familiarisent jour après jour.
"La légumerie, j'adore
!"
" Sylvie est accroc à la légumerie ! ", selon
les mots de Patrick Vincent. Et effectivement, quand on branche la principale
intéressée sur le sujet, elle est enthousiaste : "
J'aime éplucher les fruits et les légumes, les couper, les
laver
Et aussi les manger ! ". Une passionnée qui savoure
le matériel dernier cri mis à sa disposition. " Avant,
l'essoreuse n'était pas aussi grande. Comme nous préparons
de grosses quantités, je devais essorer la salade en plusieurs
fois sans quoi elle s'abîmait. "
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