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Les règles nutritionnelles
| Actu | Novembre 2011


Les règles nutritionnelles

A l’occasion de l’entrée en vigueur des règles nutritionnelles, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a visité le lundi 3 octobre, la cantine du collège «Les blés d’or» à Bailly-Romainvilliers (Seine et Marne) l’occasion pour le Ministre d’annoncer 4 mesures à destination de la restauration collective et de partager le déjeuner avec les collégiens…

« Six millions d’enfants mangent à la cantine chaque jour, a insisté le Ministre. Les règles nutritionnelles sont trop peu appliquées, ni contrôlées. Nous les rendons obligatoires et nous allons surveiller les menus. Il doit y avoir plus de produits laitiers, plus de fruits au dessert, le moins possible de friture, et une alternance entre viande et poisson dans la semaine. La France doit être l’exemple mondial en matière de qualité de l’alimentation, à commencer par les enfants. » Des règles nutritionnelles fixées par décret et arrêté se fondent sur les éléments clés de la recommandation du 4 mai 2007 faite par le Groupe d’étude des marchés de restauration collective et de nutrition (GEM-RCN). Elles couvrent toutes les populations de la petite enfance aux personnes âgées et s’appliquent à toute structure publique de restauration collective (éducative, carcérale, militaire…) Entrées en application le dimanche 2 octobre, lors de la publication du décret et de l’arrêté au journal officiel, leur but est d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas. Elles sont applicables dès à présent pour les services de restauration scolaire servant plus de 80 couverts par jour en moyenne sur l’année.
Une formation: les petites structures servant moins de 80 repas par jour, disposent d’une année supplémentaire pour la mise en application des règles nutritionnelles et peuvent bénéficier d’une formation de deux demi-journées « mieux manger dans ma petite cantine. »
Une charte de qualité : les cantines qui le souhaitent pourront s’engager dans « bien manger à la cantine », l’objectif de cette charte de qualité est de renforcer les conditions de sécurité et de production des aliments et d’améliorer le goût et la composition nutritionnelle.
Une création de diplôme spécifique adapté à la restauration scolaire : une première pour les 300.000 personnes qui travaillent dans le secteur de la restauration collective. Depuis la rentrée 2011 l’enseignement agricole propose en partenariat avec l’Education nationale un nouveau certificat de spécialisation, créé par décret du 8 juillet 2011. D’une durée de un an ce certificat complète une première formation de base tel que le CAP “cuisine“ ou le brevet professionnel agricole « transformation ».

Les règles nutritionnelles se résument en sept points :
Veiller à la diversité de la structure du repas qui doit être composé d’une succession de 4 ou 5 plats.
Assurer la distribution d’un produit laitier à chaque repas. (57 % des enfants ne consomment pas suffisamment de produits laitiers.)
Garantir une variété suffisante pour favoriser les apports en fibres et en fer dont les enfants ont besoin.
Limiter la fréquence des plats trop gras et trop sucrés. (Ne pas donner plus de 4 produits frits sur 20 repas).
S’assurer que les fournisseurs ne livrent pas de produits dont la taille des portions n’est pas adaptée à l’âge de l’enfant.
Mettre à disposition sans restriction l’eau et le pain. Ne pas proposer le sel et les sauces en libre service.
Favoriser l’emploi de produits de saison dont la présence dans le menu doit clairement être mise en évidence.

Vous pouvez consulter et télécharger sur le site CuisineCollective.fr (onglet : réglementation), le décret n° 2011-1227 et l’arrêté, du 30 septembre 2011 relatifs à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire.

Témoignage
La Fédération des Conseils de Parents d’Elèves des Ecoles Publiques (FCPE) s’est félicitée de la publication de ce décret et d’un arrêté. C’est une « victoire », selon son président Jacques Hazan, « après tant d’années pour l’obtention d’une réglementation sur l’équilibre nutritionnel en restauration scolaire. (…) la FCPE se félicite que ces dispositions de prévention en termes de santé publique pour lutter contre la « malbouffe » et l’obésité de l’enfant, soient rendues obligatoires pour les quelque six millions d’élèves qui fréquentent chaque année les restaurants scolaires. L’implication de la FCPE pour une restauration de qualité et ouverte à tous continue ! C’est localement, avec les élus de la FCPE en conseil d’école, que la bataille se mènera désormais. »

Témoignage
Elisabeth Parmentier, présidente de L’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) s’interroge : « le restaurant scolaire, un des lieux d’apprentissages des bonnes habitudes alimentaires A la grande satisfaction de l’AFDN, on peut aujourd’hui l’affirmer puisque le décret du 2 octobre dernier sur les règles relatives à la qualité nutritionnelle des repas servis dans les cantines scolaires redonne tout son sens au terme de « mission de santé publique » ! Une nouvelle pierre à l’édifice est donc posée par ce décret, et ce pour la bonne cause, puisque le but est certes d’éduquer en matière de nutrition, au goût et aux bonnes habitudes alimentaires, mais aussi de participer à la prévention du surpoids et de l’obésité des enfants. Mais qui dit décret, dit obligation de résultat… »

Témoignage
Le syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) se réjouit de la publication du décret relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans la restauration scolaire ; il indique que les instructions sont déjà suivies par ses adhérents dans le cadre de la mise en œuvre des principes du GEMRCN. « La santé dans l’assiette » : une règle d’or qui fonde les principes de la charte d’engagements nutritionnels du SNRC, signée en 2010. Carole Galissant, présidente de la commission nutrition du SNRC : « Pour aller plus loin, nous avons signé une charte d’engagements nutritionnel qui vise à définir un standard de qualité ambitieux pour améliorer l’offre des repas proposés. Elle complète utilement les recommandations du GEMRCN. Parce que la restauration collective en général, et en milieu scolaire en particulier, a un rôle évident dans l’apprentissage des bonnes habitudes alimentaires, dans la formation du goût et le plaisir de manger. »

Témoignage
Bruno Berthier, président de l’Association de la Restauration collective en Gestion directe (CCC) déclare aux côtés de Nathalie Beugnot, présidente du CCC Paris Ile-de-France, et chef de service restauration scolaire au Conseil général de Seine-et-Marne, lors de la visite de Bruno Le Maire le lundi 3 octobre au collège des Blés d’or de Bailly-Romainvilliers (Seine-et-Marne) : « Nous sommes très honorés et très touchés de votre venue aujourd’hui dans ce restaurant scolaire. Vous reconnaissez dans le Programme National de l’Alimentation (PNA) la restauration collective comme un acteur majeur pour le développement d’une alimentation de qualité… Je sais combien vous avez personnellement défendu le décret des règles nutritionnelles. Un texte qui me tient à cœur en tant que président du CCC puisque mon prédécesseur qui était le rapporteur du 1er rapport du Conseil National de l’Alimentation (CNA) demandait cette obligation réglementaire. 14 ans après la révolution de l’HACCP, ce texte nous amène à une maîtrise de l’hygiène nutritionnelle des repas. Cela peut paraître étonnant que des professionnels se félicitent de nouvelles contraintes. Mais oui nous revendiquons par ce texte que nous nous reconnaissons dans cette restauration qui agit pour le bien être de ses convives ! »

Témoignage
L’Association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV)
a « salué ce pas en avant ». Toutefois, l’association estime que limiter la consommation de sauce et de sel et encourager celle de pain et d’eau ne suffisent pas à « améliorer la qualité globale de la restauration scolaire ». La CLCV estime qu’il est important d’agir sur le « cadre du repas » pour renforcer la qualité de l’offre alimentaire en restauration scolaire et améliorer la qualité de l’accueil. De fait, l’association propose de réduire le bruit et le temps d’attente, considérant que les élèves passent plus de temps à attendre leur repas qu’à le déguster.

Témoignage
L’association Club Experts Nutrition et Alimentation (CENA), impliquée dans les projets d’amélioration de la qualité de la restauration collective et particulièrement scolaire, salue avec soulagement la signature du décret qui va permettre d’aider les collectivités, petites et grandes, à créer des outils pour assurer aux enfants des repas de qualité nutritionnelle et gustative. CENA continuera à être un acteur influent de cette évolution et reste au cœur des dispositifs «Mieux manger dans ma petite cantine « et « Plaisir à la cantine». Marie-Christine Labarthe a été réélue présidente de l’association qui s’est également dotée d’une vice présidente de la région lyonnaise Danièle Colin, affirmant ainsi sa volonté d’être présente dans toutes les régions de France.

Témoignage
Christophe Hébert, président de l’association nationale des directeurs de la restauration collective, (Agores) rappelle : « Si notre association a toujours défendu l’idée d’une réglementation nutritionnelle au même titre que la réglementation sanitaire, c’est que nous sommes conscients des efforts à faire pour uniformiser les pratiques, professionnaliser les démarches et apporter une véritable reconnaissance à nos métiers de gestionnaires, diététiciens, et autres responsables qualité. Au-delà de recommandations à visée de santé publique, que nous reconnaissons, c’est la reconnaissance de la restauration publique territoriale comme un grand service public qui est au cœur de la réflexion. Ce sont bien des missions éducatives, de socialisation et d’intégration qui sont au cœur de cette décision. Nous pouvons que saluer le courage du législateur dont la volonté a été maintes fois repoussé par les différents groupes de pression politiques économiques et corporatistes, d’avoir su imposer ce texte ! »

Evénement
La chaîne du goût libère les perspectives d’emploi
Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, et Patrick Devedjian, député et président du Conseil général des Hauts-de-Seine (92), ont inauguré la 22e édition de la Semaine du goût, le 17 octobre dernier, au collège Alfred de Vigny à Courbevoie (92) et lancé la Chaine du goût. S’adressant aux élèves de 3e, Jean-Luc Petitrenaud, chroniqueur-journaliste, a précisé : « Nous avons envie de vous donner envie, et de vous faire découvrir des métiers de l’alimentation. » Ainsi pour compléter sa démarche de transmission et d’éducation, la Semaine du goût propose désormais aux collégiens avec la Chaîne du goût, de découvrir les métiers de l’alimentation. Les élèves pourront ainsi partager et échanger avec ces hommes et ces femmes qui forment au quotidien les maillons essentiels de la chaîne du goût. Cette année, le Conseil général des Hauts-de-Seine est le département pilote du nouvel événement, la Chaîne du goût, qui a pour objectif d’organiser des rencontres entre des professionnels du secteur agro-alimentaire et des classes de collégiens.

Norme
Service de la restauration scolaire

Une nouvelle version de la norme NF X50-220 « Service de la restauration scolaire », étendue aux collèges et aux lycées, est disponible depuis octobre 2011 et concerne désormais les services de la restauration scolaire de la maternelle au lycée. Cette norme est destinée à guider les acteurs de la restauration scolaire qui souhaitent mettre en place une politique d’amélioration des prestations servies dans les restaurants scolaires. La norme fixe un niveau d’exigence permettant à tout restaurant scolaire en conformité avec les exigences requises de pouvoir communiquer et être reconnu pour la qualité de ses prestations. Des critères comme le taux d’encadrement, le ratio surface/enfant, les relations avec les parents, l’école, sont tout particulièrement présents avec comme fil conducteur la notion de transparence, en plaçant chaque fois l’enfant au centre des préoccupations. Au-delà de ces exigences, cette norme présente également un certain nombre de recommandations et d’exemples pour faciliter la mise en œuvre de ces exigences ou pour donner des pistes complémentaires aux prestataires qui souhaitent aller plus loin.
La norme est un précieux outil de communication entre les différentes parties intéressées (collectivités territoriales, établissements scolaires, prestataires de restauration, convives, parents d’élèves, etc.) permettant de consolider l’image de la restauration scolaire en donnant davantage de visibilité sur les prestations.

Courrier des lecteurs
Le monde des paradoxes

Voilà la fête de la gastronomie, une journée gastronomique qui va s’installer tous les ans dans le paysage du bien manger français, sur fond de restriction des budgets de l’aide européenne aux plus démunis, avec en échos le scandale des accès de restaurant scolaire refusés à des enfants de chômeurs… La gastronomie française, une vitrine alléchante, pour qui Une minorité Est-ce bienvenue en cette période Ne peut-on pas mettre en valeur une restauration sociale, collective, avec des projets, des initiatives qui touchent le plus grand nombre, des enfants aux personnes âgées, des malades aux bien-portants En tant que chef de cuisine depuis plusieurs années, je trouve cela injuste et frustrant, alors que «Manger simplement et manger à sa faim» devient pour certains de nos citoyens un combat quotidien, une lutte de chaque instant !
Philippe Dalbigot, lycée professionnel des métiers du bâtiment et de l’habitat à Blanquefort (33)

Concours
« Bien manger en Normandie »

L’Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire (IRQUA) de Normandie lance la 7e édition du concours « Bien manger en Normandie «, destiné aux chefs de cuisine des écoles élémentaires, des collèges et des lycées normands. Objectif : valoriser leur savoir-faire en créant un menu normand équilibré, adapté à la restauration scolaire et à une jeune clientèle. Nouveauté 2012 : le plat principal devrait être à base de volailles ou dorade grise pour la Basse-Normandie, de volailles ou hareng pour la Haute-Normandie. Clôture des inscriptions : 1er décembre. Règlement et dossier d’inscription sont disponibles sur le site internet : www.irqua-normandie.fr

Anniversaire
Que des douceurs pour fêter les 10 ans du Siplarc. »
Toute l’équipe du Syndicat intercommunal de production et de livraison alimentaire de repas collectifs (Siplarc), de Bondy (93) et Noisy-le-Sec (93), s’est mobilisée pour organiser une fête inoubliable, à l’occasion des 10 ans du Siplarc ! Dans la douceur de l’été indien, sur un air d’accordéon, les invités (élus, partenaires, fournisseurs) ont pu profiter des talents des cuisiniers : plancha, fondue au chocolat, petits fours, verrines, macarons… et le gâteau d’anniversaire ! Le président, Christophe Delporte-Fontaine a réaffirmé son attachement au service public ! Bio
En octobre, l’Agence BIO a présenté les derniers chiffres de l’agriculture biologique en France, et ses actions. Hormis sa présence au Salon des Maires et des Collectivités Locales (SMCL), elle a annoncé l’amplification des actions en direction de la restauration collective.

Salon
Salon des Maires et des Collectivités Locales

Pour la première fois, l’Agence BIO participera au Salon des Maires et des Collectivités Locales (SMCL) qui se tiendra à Paris, les 22, 23 et 24 novembre 2011 dans le pavillon 2.1 du palais des expositions de la porte de Versailles, Le magazine Cuisine Collective sera présent sur le stand. L’Agence BIO informera les visiteurs sur : • le développement de l’agriculture biologique dans la diversité des territoires, • le développement de la bio en restauration collective

Le SMCL est le seul rendez-vous national qui réunit tous les grands acteurs de la commande publique avec l’ensemble de leurs partenaires institutionnels ou spécialisés dans la gestion, les services, l’aménagement et le développement des collectivités territoriales. L’an passé, le salon a accueilli 57 300 décideurs de l’achat public. Première manifestation professionnelle du secteur des collectivités locales, ce salon offre aux décideurs de l’achat public (maires, adjoints, conseillers, directeurs généraux des services, directeurs des services techniques, fonctionnaires territoriaux…) les réponses et solutions concrètes aux problématiques rencontrées dans l’exercice quotidien de leurs missions. Le SMCL a lieu en même temps que le 94ème congrès annuel de l’Association des Maires de France (AMF) qui aura pour thème « le maire, l’intérêt général et les citoyens ». Une conférence spéciale sur le salon A cette occasion, l’Agence BIO donnera une conférence le jeudi 24 novembre, de 11h15 à 12h15 dans le pavillon 2.2 qui aura pour thème : « les produits bio en restauration collective : retours d’expériences et perspectives ». Pour en savoir plus : http://salondesmaires.com

L’agriculture biologique maintient le cap de la croissance
Les premières tendances chiffrées de l’année 2011 confirment le dynamisme de l’agriculture biologique en France. Pendant les 6 premiers mois de l’année, 1990 exploitations supplémentaires ont rejoint la production biologique et les consommateurs ont confirmé leur engouement pour les produits bio. La consommation continue ainsi de progresser : les indicateurs d’évolution du marché pour le premier semestre 2011 permettent d’estimer une croissance moyenne qui dépasse les 10% tous secteurs de produits bio et tous réseaux de distribution confondus. Certains secteurs comme celui des produits élaborés affichent même des croissances record au cours de cette première partie de l’année. Pour prolonger ce développement et sensibiliser l’ensemble des maillons du marché, les acteurs de la bio vont s’appuyer sur le nouveau programme d’information et de promotion de l’Agence BIO, cofinancé par l’Union européenne. Les actions prévues dans ce programme triennal 2011-2014 agissent sur tous les leviers de croissance : la restauration collective, le marché des produits bio, la structuration des filières, les producteurs et les consommateurs.

restauration collective
Création d’outils dédiés à la restauration collective
www.agencebio.org L’espace restauration du site www.agencebio.org propose un accès direct aux principales données et informations concernant l’introduction des produits bio en restauration collective : • Observatoire national des produits bio en restauration collective. • Guides d’introduction des produits bio en restauration. • Annuaires des fournisseurs de produits bio spécifiques à ce secteur. • Outils de communication disponibles. • Lettres d’information. • Témoignages. • Principaux contacts.

Plateforme de concertation
Rassemblés au sein du comité de pilotage « Actions en Restauration Collective Bio » (ARC Bio) de l’Agence BIO, tous les acteurs se mobilisent en vue d’une introduction réussie des produits bio en restauration collective. Cette plateforme de concertation, d’expertises et de développement de complémentarités propose : • Des formations adaptées pour les cuisiniers, les responsables des achats, les gestionnaires, les décideurs… • Des outils de communication et d’accompagnement pour informer les convives et le personnel sur les spécificités et l’intérêt des produits biologiques. • Des annuaires pour s’approvisionner, au niveau national et régional. • Des dispositifs d’accompagnement. • Des sensibilisations aux conversions avec les chambres d’agriculture et autres relais régionaux.

Salon
ACEHF : 30 ans et un nouveau président…
Il y a des rencontres, des lieux, des échanges qu’il ne faut pas manquer. C’était le cas de la 30e édition des journées nationales de la restauration hospitalière, organisée par les membres de l’Association Culinaire des Etablissements Hospitaliers de France (ACEHF). Elles ont eu lieu les 6 et 7 octobre à Saint-Jean-de-Monts (Vendée). Les présentations des exposants étaient riches et intéressantes, les débats passionnants, le concours des chefs fort sympathique, et la soirée de gala mémorable... Tous les ingrédients pour que les professionnels repartent satisfaits, vers de nouvelles recettes, pour faire progresser la qualité du métier des professionnels de la restauration hospitalière. Le 1er débat sur la formation fit découvrir au plus grand nombre que la porte d’entrée pour accéder aux lycées professionnels et développer les partenariats et l’image de la restauration collective auprès des étudiants, était le chef des travaux (poste qui n’existe que dans les lycées professionnels). « C’est avec lui que l’on définit des plans de formation, rencontre les apprentis, planifie les collaborations... » a souligné, monsieur Jaunay du lycée hôtelier Branly de La Roche sur Yon (85). Nous fûmes invités ensuite à découvrir les nouvelles missions de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP). Trois idées majeures ont fédéré les interlocuteurs : lors des visites de la DDPP, il est essentiel que les services vétérinaires trouvent un interlocuteur compétent dans les restaurants. Il faut accepter que ces visites soient inopinées. Il est indispensable de travailler en toute transparence avec ces services et ne pas hésiter à les consulter. Nous avons abordé le nouveau code des marchés publics au centre hospitalier Loire Vendée Océan de Challans (85). Même si certains avouent que le dossier des marchés publics est complexe, madame Judic, directrice des services économiques insiste « le nouveau code aide à de meilleures négociations. Pour cela, la rencontre avec les fournisseurs doit se faire autant que possible en amont… » Concernant le brillant exposé sur la dénutrition, réalisé par le docteur Fonfreide, médecin gériatre et madame Delapré, diététicienne, tous les deux à l’hôpital de Saint Gilles Croix de Vie (85), on retiendra, l’incohérence parfois de l’application de règles nutritionnelles pour les personnes âgées, concernant « chaque jour, les fruits pressés riches en vitamine C, ou un jus d’agrume à teneur garantie en vitamine C (200 ml)… » Pour ces deux spécialistes, l’enrichissement des menus s’impose, de préférence de façon naturelle, tout en essayant de lutter contre les régimes restrictifs ! Ce congrès a été l’occasion pour l’association de composer un nouveau conseil d’administration et d’élire un nouveau président. Ainsi, monsieur Strottner de l’hôpital de Saint-Gilles-Croix de Vie succède à monsieur Préteux : « lui qui, pendant toutes ces années, a œuvré pour que l’association soit présente sur tous les fronts et qui a su défendre nos métiers de la restauration collective autogérée en haut lieu. Personne n’oubliera sa pugnacité, son acharnement à défendre les dossiers qui lui tenaient à cœur » a précisé le président. « Ma priorité sera, avant tout, de parler de notre travail à tous, tous grades confondus, dans les petits comme dans les grands établissements. Il faut aussi que nous soyons présents par le biais des différents salons professionnels dans le plus de régions possibles pour mobiliser, nous faire connaitre et trouver de nouveaux adhérents qui sont la source vive de notre raison d’être. L’association est et doit demeurer un outil d’échanges pour tous les personnels de cuisine bien sûr mais aussi pour tous les métiers qui gravitent autour et participent au bon fonctionnement des cuisines. »

Evénement
Fête de la gastronomie
…au collège Pierre Brossolette de Melun. L’équipe de cuisine saisit toutes les occasions pour faire la fête avec les jeunes convives, la fête de la gastronomie avec « un très bon poulet… » label rouge, des pommes bio… Depuis septembre, il y a du poisson frais une fois par semaine, du bio régulièrement, et pour la Semaine du goût, c’est une semaine d’histoires qui iront du Moyen-âge à la Renaissance. Une dynamique qui donne des résultats : « le nombre de repas est passé de 240 à 280… » précise Bertrand Leman, le responsable. …dans les lycées picards. 12 établissements picards ont fêté la gastronomie sur le thème « La Picardie dans nos assiettes », « une manière de faire connaître la Picardie, et de souligner le talent des chefs de cuisine collective » souligne Remy Malhomme. Au menu, divers menus régionaux, des expositions photos, des dégustations de produits… « Un succès pour cette première édition de la fête de la gastronomie ». …aux Aéroports de Paris. Menus gastronomiques, sandwichs au foie gras, démonstrations culinaires, présence de chefs pâtissiers, distribution de recettes, dégustations… Le 23 septembre, a été fêté comme il se doit dans les aéroports parisiens, en association avec plusieurs partenaires : « Il nous a semblé important de nous associer à cette manifestation. La gastronomie est intimement liée à l’image de la France… » précise François Rubichon, directeur général délégué d’Aéroports de Paris. …à l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) de Lens. Un repas tout chocolat, avec au menu, foie gras accompagné de toasts aux pépites de chocolat, lapin sauce chocolat pour le plat et pour terminer gâteau trois chocolats. Le déjeuner concocté par le chef de chez Dupont Restauration, assisté de son équipe en partie composée de travailleurs handicapés a été très apprécié de tous. … au lycée hôtelier de Talence, chefs, élèves et producteurs ont fêté la gastronomie comme il se doit. L’opération soutenu par le Conseil Régional Aquitaine était mené dans 4 autres lycées de chaque département qui constitue la région. A chaque fois l’objectif était de mettre en avant la qualité des produits locaux. « Le plus dur a été de faire venir les animaux, deux vaches, des poules… » précise Eric Faget, président de l’Association des Cuisiniers de COllectivités Territoriales (ACCOT), chef du lycée Montaigne, à Bordeaux. « A travers cette journée, je suis très fier d’avoir pu mettre en valeur la restauration collective auprès des jeunes ! »

Evenements
4 au 7 novembre 2011, 10e édition du salon Alpin de l’hôtellerie et des métiers de bouche Halle Olympique, Albertville (73).
18 au 20 novembre 2011, Salon Eurogusto, biennale européenne du goût, de la biodiversité et des cultures alimentaires, parc des expositions, Tours (37)
22 au 24 novembre 2011, Salon des Maires et des Collectivités locales, Paris Porte de Versailles (75), Parc des Expositions
23 et 24 novembre 2011, Traçabilité 2011 Rendez-vous de toutes les traçabilités, Paris-Porte de Versailles (75), Parc des Expositions.
24 novembre, 2e colloque sur la nutrition des séniors, 10/18 rue des terres au curé, Paris (75)
25 novembre 2011, Colloque «le bon, le bio, le local», Le bio en restauration collective. Espace Culturel François Mitterrand à Canteleu (76)
30 novembre 2011, Rendez-vous territorial Agores, « La qualité nutritionnelle des repas servis en restauration collective », Thorigné-Fouillard (35)
17 au 19 janvier 2012, SIVAL, salon des matériels et techniques viticoles, horticoles, arboricoles et légumiers, Parc des Expositions - route de Paris - Angers (49)
18 et 19 janvier 2012, Ecorismo, Le forum-salon de l’environnement et du développement durable. Palais des expositions-La Beaujoire, Nantes (44)
22 au 25 janvier 2012, Agecotel, salon professionnel de l’hôtellerie et de la restauration. Palais des expositions, Nice (06)
25 et 26 janvier, Salon itinérant de la restauration collective.Parc des expositions, Rouen (76)
15 et 16 février 2012 Sandwich & Snack Show. Le rendez-vous du Snacking et de la consommation nomade, Paris-Porte de Versailles (75), Parc des Expositions. (Hall 4)
15 et 16 février 2012 Parizza Le rendez-vous dédié au monde de la pizza, Paris-Porte de Versailles (75), Parc des Expositions. (Hall 4)
26 et 28 février 2012 Prorestel Salon professionnel de la restauration hors domicile de l’hôtellerie et de l’alimentation, Saint-Malo (35), Espace Duguay Trouin.


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